Le messager de Leslie Poles Heartley

Le messager de Leslie Poles Heartley

Classique

Ma note :

« Pendant tout mon séjour à Brandham Hall j’avais été un autre petit garçon et les adultes m’y avaient aidé et poussé. »

Angleterre, été 1900.
Léon Colston, 13 ans, est invité par son meilleur ami Marc Maudsley, à passer les vacances dans sa famille au manoir de Brandham Hall.
Fils d’un banquier de classe modeste, Léon est fasciné par ce milieu aristocratique où la vie est régie par des traditions dont il ignore encore tout. Là-bas il va connaître des moments de bonheur intense, entre réceptions, baignades et matchs de cricket.
Sa sincérité et sa candeur lui valent l’attention de la belle Marian, la sœur aînée de Marc. Jeune adolescent, Léon est subjugué par cette femme, pour qui il va accepter de jouer le rôle de messager. Une attribution qui va bouleverser sa vie.

J’ai beaucoup aimé ce roman, malgré quelques longueurs parfois.
Le jeune Léon est un personnage touchant, à l’aube de l’adolescence, oscillant entre innocence et perspicacité. Il souffre d’une situation qu’il n’a pas réellement choisie, esclave de ses sentiments et manipulé par des adultes qui n’hésitent pas à le culpabiliser pour obtenir ce qu’ils désirent.
Le voir pris en étau entre ses principes, son envie de plaire et son attachement pour toutes ces personnes, m’a bouleversée.

Le messager est un roman à la fois beau et tragique, qui gagnerait à être mieux connu.

Infos
Editeur : 10 18
Parution : 07/01/2021
408 pages
ISBN : 9782264075758
Quatrième de couverture
« Le roman le plus célèbre de L.P. Hartley, dont l’adaptation éponyme a reçu la Palme d’or du festival de Cannes de 1971
Été 1900, campagne anglaise du Norfolk. Léon Colston, bientôt treize ans, est invité par un camarade de classe à séjourner au manoir de Brandham Hall. Issu d’un milieu social modeste, il découvre avec fascination le monde des aristocrates, un monde dont il peine à comprendre les codes. Heureusement, Marian, la jeune fille de la maison, le prend sous son aile. Trop heureux d’être dans ses bonnes grâces, il accepte d’être son  » messager « . Mais ce n’est pas à son respectable fiancé que la belle adresse ses missives secrètes, et Léon se trouve bientôt au cœur d’un triangle amoureux qui le dépasse. L’été avance, la chaleur monte et la tragédie, inéluctable, se met en place…
Publié en Angleterre en 1953, Le messager est un roman d’apprentissage aussi troublant que profond, un chef-d’œuvre à redécouvrir.
Traduit de l’anglais par Denis Morrens et Andrée Martinerie »

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