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  • Publication publiée :2026-01-08
  • Post category:Chroniques
  • Commentaires de la publication :5 commentaires
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Chronique en quelques lignes

La chronique en quelques ligne se distingue par son format court et moins travaillé. C’est un avis qui va à l’essentiel et qui vise à parler de mes lectures quasiment en temps réel.

Chronique – Station Eleven d’Emily St. John Mandel

📖Date de lecture : 1-3 janv. 2026

Station Eleven d’Emily St. John Mandel

📕Édition : Rivages, 2016 – 480 pages – ISBN: 9782743637552 – Genre : Littérature canadienne, Science-fiction.
Titre original : Station Eleven (2014) – Traduction : Gérard De Chergé.
Également disponible : 📕 En grand format poche chez Rivages, 2016 ; 🎧 En format audio chez Lizzie, 2022.

Dans un monde où la civilisation s’est effondrée suite à une pandémie foudroyante, une troupe d’acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Un répertoire qui en est venu à représenter l’espoir et l’humanité au milieu de la désolation.

« Il y avait d’innombrables choses du monde d’avant que Kirsten ne se rappelait pas – l’adresse de sa rue ; le visage de sa mère ; les émissions télévisées dont August parlait sans arrêt –, mais elle se souvenait parfaitement d’Arthur Leander. »

Alors qu’une pandémie de grippe a décimé une partie de la population mondiale, nous allons suivre, vingt ans plus tard, l’histoire d’une poignée de protagonistes ayant survécu à l’effondrement brutal de la société.

Tous sont reliés les uns aux autres par le personnage d’Arthur Leander, un célèbre acteur mort sur scène en jouant Le Roi Lear, quelques heures avant le début de l’épidémie. Nous allons puiser dans leurs souvenirs, mais aussi découvrir des fragments de ce nouveau monde. Cela étant, ce n’est pas tant l’aspect civilisationnel qui est mis en lumière ici que les relations humaines.

« Le presse-papiers était une boule en verre lisse, de la taille d’une grosse prune, embrumée de nuées d’orage. Il n’avait rigoureusement aucune utilité pratique, ce n’était qu’un poids mort dans son sac, mais elle le trouvait beau. Une femme le lui avait donné juste avant le cataclysme, mais Kirsten ne se souvenait pas de son nom. »

L’autrice tisse avec une délicatesse émouvante le fil de toutes ces existences, les liant les unes aux autres par le biais d’une œuvre graphique, d’un personnage, d’une pièce de théâtre ou encore d’une Symphonie itinérante. Autant d’échos qui résonnent jusqu’à s’unifier magistralement.

Lire un roman d’Emily St. John Mandel est pour moi toujours un voyage. Un voyage temporel, une parenthèse apaisante. Car, malgré la dureté sous-jacente de ce nouveau monde, on y trouve aussi beaucoup d’espoir, de musicalité et de poésie.

« Mais ces pensées volaient en éclats dans sa tête, cédant la place à d’étranges fragments : C’est mon âme et le monde qui se relâchent, c’est mon cœur dans le froid hivernal. »

Avec Station Eleven, j’ai retrouvé les mêmes sensations et le même plaisir de lecture que pour La mer de la tranquillité. Cette sorte de mélancolie agréable et cette impression de flottement hors du temps, comme seuls peuvent le susciter les romans d’une telle poésie. Un livre que je porterai en moi longtemps.


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Cet article a 5 commentaires

  1. J’ai découvert récemment la plume de cette autrice, et depuis, j’ai très envie de découvrir ce récit. Tu m’y refais penser avec ton très bel avis, Caroline. 🤩

  2. Céline C.

    Merci Caroline ! Une auteure que je n’ai pas encore lue ; j’avais noté sur ma WL « La mer de la tranquillité » après une chronique de Julie, elle y est toujours … 😉

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