Chronique en quelques lignes
La chronique en quelques ligne se distingue par son format court et moins travaillé. C’est un avis qui va à l’essentiel et qui vise à parler de mes lectures quasiment en temps réel.
Chronique – La mort en blanc de Ragnar Jónasson
📖Date de lecture : 17-18 déc. 2025

Trilogie blanche, tome 1 : La mort en blanc de Ragnar Jónasson
Édition : La Martinière, 2024 – 352 pages – ISBN: 9781040117445 – Genre : Littérature islandaise, Policier.
Titre original : Hvítidauði (2019) – Traduction : Jean-Christophe Salaün.
Également disponible : 📕 En format poche chez Points, 2025 ; 🎧 En format audio chez Lizzie, 2024.
Un ancien sanatorium.
Un meurtre inexpliqué.
Quatre suspects et une affaire jamais classée.
Trois décennies ont passé. Le mystère reste entier. Helgi, jeune criminologue à Reykjavík, se penche sur ces affaires non résolues. Une enquête tortueuse qui viendra rouvrir de vieilles blessures et lever le voile sur de sombres réalités.
Un ancien sanatorium à Akureyri, petite ville du nord de l’Islande, est le théâtre d’un drame : une infirmière est retrouvée assassinée, les deux doigts d’une main sectionnés. Quelques jours plus tard, le corps sans vie du médecin en chef est découvert au pied du bâtiment.
« L’affaire l’avait intrigué en partie à cause de son lien avec sa ville natale d’Akureyri, dont les habitants connaissaient bien les imposants bâtiments de l’ancien sanatorium ; il avait entendu parler des morts survenues là-bas longtemps avant d’avoir décidé d’y consacrer ses recherches. Au cours de ses études, il avait eu l’idée d’utiliser son mémoire comme une occasion de creuser un peu l’affaire. Avec le recul, l’enquête de l’époque soulevait beaucoup de questions, et le mobile demeurait délicieusement obscur. Armé des théories apprises durant son cursus de criminologie, Helgi voulait mener une analyse rigoureuse et scientifique d’une des affaires de meurtre les plus marquantes de ces dernières décennies en Islande.Mais ce qui le fascinait le plus dans ces « morts du sanatorium », c’était que trente ans après, pour autant qu’il sache, le mystère n’était toujours pas résolu. »
Helgi, un jeune criminologue, rédige un mémoire de fin d’études sur les meurtres qui ont eu lieu dans l’ancien sanatorium d’Akuyeri en 1983. Peu convaincu par les conclusions de l’enquête criminelle à l’époque, il décide d’explorer à nouveau les pistes de ce sombre passé.
« Il faisait un froid mordant, l’obscurité englobait tout et le vent avait commencé à se lever, faisant naître un hurlement sinistre parmi les pins du jardin au pied des bâtiments – un son menaçant et inhabituel dans ce paysage dépourvu d’arbres. »
Ce livre m’a réconciliée avec l’auteur, après ma déception, il y a quelques années, pour son roman À qui la faute. On retrouve tout ce que j’aime dans le polar nordique, cette atmosphère si caractéristique et tout le décor qui va avec. L’ambiance est pesante et glaciale, on a l’impression que la nuit est omniprésente, sans compter le lieu – le sanatorium -, qui laisse transparaître l’isolement, la tristesse et la mort. La mort blanche, telle qu’on nommait parfois la tuberculose, en raison de la pâleur des personnes infectées. Pour tout dire, j’aurais même apprécié que l’auteur insiste davantage sur l’histoire du sanatorium et le passé tuberculeux du pays à l’époque. Toujours est-il que c’est un décor qui fonctionne à merveille.
J’ai vraiment beaucoup apprécié ce polar, à commencer par son protagoniste principal, Helgi, qui est pour moi le gros point fort de ce premier tome. L’auteur a su lui insuffler une personnalité qui sonne juste, et qui sort des sentiers battus. On est loin des clichés de flics bourrus et alcooliques, et surtout, il aborde une thématique peu courante dans les romans, et même assez peu mise en lumière dans la réalité. J’espère vraiment qu’il continue d’explorer cet aspect de la vie personnelle d’Helgi dans le tome suivant. Par ailleurs, Helgi est un grand amateur de romans policiers et notamment de ceux de la reine du genre, Agatha Christie, et une telle passion fait plaisir à voir.
Un premier tome qui m’a séduite et dont j’ai particulièrement apprécié l’ambiance pesante et le protagoniste principal. Je lirai la suite avec plaisir.

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Il faudrait que je retente les polars nordiques
Oui, parfois les goûts changent, évoluent.
Moi j’ai justement du mal avec les ambiances nordiques, alors il faut que l’intrigue tienne vraiment la route pour me faire oublier la lenteur.
C’est vrai qu’il faut apprécier ce genre d’ambiance et cette lenteur caractéristique. Pour ma part, j’adore ! Les premiers que j’ai découverts ce sont les Camilla Läckberg et ça m’a donné envie de découvrir plein d’autres auteurs nordiques.
Un auteur dont j’aime tous les livres. Jamais déçue, et cet opus m’avait beaucoup plu. 🤩
Pour ma part, je n’en ai lu que trois, dont un que je n’ai pas du tout aimé. Mais ce premier tome m’a bien plu et j’ai très envie de découvrir la suite.
C’est vrai que le personnage d’Helgi, étudiant rédigeant un mémoire et propulsé flic, est intéressant car il prend ses fonctions très à coeur et vit une situation personnelle plus que rarement évoquée.
J’ai néanmoins trouvé qu’il manquait de logique ou de précisions dans ce roman, ainsi une équipe complète se trouve là à faire semblant de travailler puisqu’il n’y a plus de patients dans le sanatorium et que seul un des médecins dépouille les archives.
Et ce n’est pas la seule incongruité de ce thriller, loin de là.
Tu sais, je n’avais plus lu Ragnar Jónasson depuis À qui la faute pour la raison que tu évoques, le manque de crédibilité. Parce que, dans ce dernier roman, ça m’avait mise en colère tellement c’était trop. Dans celui-ci, ça ne m’a pas choquée outre mesure, mais ça me fait penser au commentaire de « C’est en lisant » (ci-dessous), qui a relevé une incohérence dans la citation que j’ai choisie, incohérence qui ne s’explique pas par le contexte. Alors, tu as raison, il y a quelques incongruités et je crois que c’est le cas dans tous ses romans.
Une belle chronique Caroline ! Pas de polars scandinaves pour moi, totale incompatibilité (dont j’ignore l’origine, tant j’adore ces pays …😬)
Tu sais, je te comprends Céline, c’est spécial comme ambiance les polars nordiques.
Entre l’ambiance et la figure du policier qui s’éloigne des clichés je suis bien tentée 🙂
Un thriller de saison plutôt sympa et l’histoire d’Helgi est effectivement peu traitée en littérature alors que pourtant c’est un sujet qui mériterait d’être mis en lumière.
Il est dans ma pal audio il me semble. C’est un auteur irrégulier je trouve. Bonne semaine
Je n’ai lu que trois livres de lui, parmi lesquels un qui m’a agacée comme rarement tellement il n’était pas crédible (À qui la faute). Raison pour laquelle je ne l’avais pas relu depuis. Mais je suis contente d’avoir renoué avec ce roman-ci.
Votre article explique très bien votre ressenti à la lecture de ce livre. Cependant la citation me pose un problème de logique que le contexte doit certainement annuler : si « le paysage » est « dépourvu d’arbres » comment peut-il y avoir des pins dans le jardin pour faire naître le hurlement ? Ma réflexion ridicule n’enlève rien du tout à votre avis positif sur le roman et au fait que je puisse le suivre en le lisant… C’est juste une toute petite plaisanterie sans grande valeur, de mon esprit obsédé par la logique. En fait c’est une façon de vous dire que je vous lis attentivement bien que nos lectures diffèrent. Vous pouvez supprimer mon commentaire sans problème si vous l’estimez nécessaire. Passez d’excellentes fêtes de fin d’année. Emoji smiley souriant.
Effectivement, je n’ai pas choisi la bonne citation pour mettre l’auteur en valeur. 😁
En fait je demandais un complément d’information sur le contexte. C’est donc moi qui ai mal formulé !
Je n’ai encore jamais lu cet auteur. J’aime bien les polars nordiques pour leur atmosphère. Je te souhaite de joyeuses fêtes Caroline 🙂🎄☀️
Ce n’est pas mon auteur nordique préféré, mais j’aime il sait instaurer son ambiance ! Bonnes fêtes à toi aussi Frédéric !