Pasakukoo de Roy Braverman

Pasakukoo de Roy Braverman

Policier, Suspense

Bienvenue sur les rives du lac Pasakukoo, « Un havre de paix » pour écrivains vaniteux

Ma note :

« La vie fait de nous les acteurs masqués de tragédies grecques. L’important n’est pas le rôle, mais le masque et ce qu’il cache. »

Benjamin Dempsey et Aaron Akerman sont deux célèbres écrivains que tout oppose, vivant chacun sur une rive du lac Pasakukoo, dans le Maine. Ils se connaissent de longue date, l’un ayant été l’élève, l’autre le maître.
Alors que Dempsey, plus posé avec l’âge, profite de l’été indien pour terminer l’écriture de son prochain roman, Akerman, lui, continue de mener une vie mouvementée, rythmée par les soirées arrosées et les relations sans lendemain.
Lorsqu’une jeune femme est retrouvée noyée dans les eaux du lac, les deux compères vont se retrouver embarqués dans une aventure rocambolesque, dont ils sont loin d’imaginer tous les tenants et aboutissants.
Le comportement séducteur de Dempsey par le passé, lui vaut de se retrouver dans le collimateur du shérif Blansky. Aussi, pour le sortir de ce pétrin, sa maison d’édition lui envoie deux avocats sans scrupules, la sculpturale Melinda Mendes et le machiavélique Tom Whitaker.

« Pas invité. Un peu trop vieux pour les fêtes d’Akerman. Un peu trop mélancolique aussi, je suppose. Et beaucoup trop sobre, sans aucun doute. »

L’histoire est racontée par plusieurs personnages, mais suivant une trame narrative tout-à-fait classique et linéaire. Un point commun relie tous ces récits, le narrateur mystère. Ce dernier, omniscient, intervient quelques lignes à chaque début de chapitre, et interpelle directement le lecteur sur sa condition ou sur l’avancée de l’histoire. Il laisse, çà et là, quelques indices pour titiller notre imagination, et ajoute ainsi un suspense supplémentaire à l’intrigue.

Les personnages, principaux comme secondaires, sont bien présentés, intéressants et travaillés.
Les deux écrivains se ressemblent plus qu’ils ne veulent bien l’admettre. Parfois ils se taquinent, s’affublant de sobriquets délicieux, souvenirs d’anecdotes passées. Parfois, ils en viennent aux mains, emportés par une colère presque théâtrale.
Quant au shérif Blansky, il n’est pas un mauvais bougre. Professionnel et sentimental, c’est l’un des personnages que j’ai trouvé le plus sympathique.

J’ai beaucoup aimé le ton du roman et la belle plume de l’auteur. Les paysages sont dépeints avec poésie. J’ai trouvé l’ensemble très vivant, grâce aux dialogues passionnés, souvent acerbes et aux sentiments qui habitent les protagonistes.

Pasakukoo est un roman infiniment distrayant, riche en rebondissements, que j’ai lu avec beaucoup de plaisir. Pour ma part, c’est presque un coup de cœur !

Et la couverture ? On en parle ? Je la trouve absolument superbe. Ce lodge ne semble-t-il pas paisible sous cet angle ? Mais, ce rouge parmi les couleurs automnales ne présage rien de bon…

Infos
Editeur : Hugo poche
Parution : 03/06/2021
414 pages
ISBN : 9782755688313
Quatrième de couverture
« LE SUSPENSE D’ÉTÉ « DICKERIEN » DE ROY BRAVERMAN
Lac Pasakukoo, dans le Maine des été indiens. Le corps noyé d’une jeune romancière prometteuse, égérie annoncée d’une nouvelle génération d’écrivains. De chaque côté du lac, la résidence de deux auteurs à succès, meilleurs ennemis du monde. Un shérif qui ne les aime pas, et un village où aucun secret ne résiste à la douceur de vivre apparente. Un avocat noir et théâtral qui débarque. Une secrétaire à faire pâlir Venus en personne. Un assistant littéraire appliqué et ambitieux. Un manuscrit dont la seule existence fait frémir les familles les plus puissantes de la région. Des mots qui deviennent des armes, et des pages blanches des linceuls. Et soudain, une série de violences qui se déchaînent entre les rancoeurs d’hier et les menaces de demain. »

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