La prisonnière du temps de Kate Morton

La prisonnière du temps de Kate Morton

Historique

Ma note : ★★★★ / J’ai beaucoup aimé

« La terre n’oublie pas […]. le lieu est un seuil que l’on franchit en traversant le temps. »

J’ai découvert Kate Morton avec L’enfant du lac, qui m’avait subjuguée. Pour La prisonnière du temps, j’ai eu le plaisir de retrouver les ingrédients qui m’avaient tant plu lors de ma première lecture de l’autrice :
• Une histoire émouvante,
• des personnages fascinants,
• un voyage à travers les époques,
• un lieu central,
• un drame,
• des secrets.

De nos jours, une jeune archiviste découvre une sacoche en cuir ayant appartenu à un artiste britannique du XIXe siècle. A l’intérieur, le portrait d’une jeune femme, probablement sa muse, ainsi qu’un carnet de croquis, entre autres. Mais, en observant l’un de ces croquis, Elodie est soudain prise d’« une impression de déjà-vu si intense qu’elle en [a] la poitrine serrée. ». Elle va alors utiliser tous les atouts à sa disposition pour découvrir l’histoire de cette sacoche et de son propriétaire, et peut-être résoudre un mystère vieux de plus d’un siècle.

« Ce dessin-là était plus travaillé que les autres, plus complet. Un bord de rivière, avec un arbre à l’arrière-plan et un bois qu’on devinait, après un immense champ. À droite, au-delà d’un bosquet, les pignons jumeaux d’une maison, hérissée de huit cheminées et d’une girouette ornementale représentant le soleil, la lune et quelques autres emblèmes célestes. »

Ce que j’apprécie chez Kate Morton, ce sont les détails, qui sont très poussés. Cela a pour effet de m’immerger pleinement dans l’histoire. J’admire la façon dont elle transporte le lecteur, imbriquant avec une aisance et une chronologie étudiée, les pièces de l’intrigue.
Ce roman est une belle découverte, et je compte bien renouveler l’expérience avec Les brumes de Riverton et Le jardin des secrets.

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Infos
Editeur : Presses de la Cité
Parution : 04/04/2019
624 pages
ISBN : 9782258115651
Quatrième de couverture
«  »Mon vrai nom, personne ne s’en souvient. La vérité à propos de cet été-là, personne ne la connaît »
À l’été 1862, un groupe de jeunes peintres proches des Préraphaélites, menés par le talentueux Edward Radcliffe, s’installe au Birchwood Manor, sur les rives de la Tamise. Là, inspiré par sa muse, la sulfureuse Lily avec qui il vit une passion ravageuse, Edward peint des toiles qui marqueront l’histoire de l’art. Mais à la fin de sa retraite, une femme a été tuée, une autre a disparu, un inestimable diamant a été dérobé, et la vie d’Edward Radcliffe est brisée.
Plus d’un siècle plus tard, Elodie Winslow, jeune archiviste à Londres fiancée à un golden-boy qui l’ennuie, découvre dans une vieille sacoche deux objets sans lien apparent : le portrait sépia d’une femme à la beauté saisissante en tenue victorienne, et un cahier de croquis contenant le dessin d’une demeure au bord de l’eau. Pourquoi le Birchwood Manor semble-t-il si familier à Elodie ? L’inconnue de la photo pourra-t-elle enfin livrer tous ses secrets ? Et si, en l’entraînant sur les traces d’une passion d’un autre siècle, son enquête l’aidait à percer le mystère de ses propres origines et à enfin mener la vie qu’elle désire ? »

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