America Blues de Vincent Virgine

America Blues de Vincent Virgine

Littérature contemporaine

Ma note :

America Blues, un titre inspirant qui nous emmène dans un voyage émouvant à travers l’Amérique des diners et de la musique blues.

Vincent, un français, décide de partir aux Etats-Unis, suite au décès de son père. Hébergé quelques temps chez son ami Robbe, il va croiser la route de Clayton Mississipi, un musicien, et de Conny, une belle américaine qui traverse les States dans son van « jaune d’œuf ». Malgré une entente immédiate, ces trois-là vont se trouver séparés par la vie.

« On peut rarement entrevoir toutes ces imbrications qui ne montrent autre chose que le destin lui-même. »

L’histoire continue son déroulement, et d’autres personnages viennent agrémenter le récit, tranches de vie authentiques et poignantes. Ils ont tous en commun ce côté un peu paumé, mais aussi cette incroyable générosité, cette hospitalité et cette aisance à nouer des liens. J’aime ces personnages attachants, un peu mélancoliques et tellement humains « qu’on vient de rencontrer pour la première fois et qu’on a l’impression de connaître depuis toujours. »

J’ai, au départ, été désorientée par l’alternance des protagonistes. Chacun racontant son histoire à la première personne, je n’ai pas immédiatement saisi le changement de narrateur. Cependant, le style de Vincent Virgine est remarquable, avec un langage vivant qui retranscrit admirablement l’atmosphère presque intemporelle et la sincérité du récit.

America Blues est un roman que je qualifierais de poétique et musical. Incomparable et d’une grande sensibilité, cette histoire m’a sortie de ma zone de confort pour mon plus grand plaisir.

Infos
Editeur : Les indés
Parution : 23/02/2021
192 pages
ISBN : 9782375480694
Quatrième de couverture
« LA VIE SÉPARE-T-ELLE VRAIMENT TOUJOURS CEUX QUI S’AIMENT ?
Vincent, le petit Frenchy venu soigner son vague à l’âme outre-Atlantique, fait la connaissance, à New York, de Clayton Mississippi, bluesman à mouvance électro dont la notoriété grimpe en flèche, et de Conny, ange blond tout droit sorti des seventies au volant de son van jaune d’œuf, dans lequel elle vit en mouvement permanent, au gré de ses inspirations. Une solide complicité naît aussitôt entre ces trois êtres à fleur de peau qui promènent le même regard lucide mais toujours plein d’espoir sur le monde et ses turpitudes. Cependant, tandis que Vincent et Conny ébauchent leur histoire d’amour, les aléas de la vie viennent tout bousculer et séparer le trio.
Commence alors pour chacun un road trip à travers les États-Unis autant qu’un cheminement intérieur, au cours duquel, sans le savoir, ils resteront en étroit contact les uns avec les autres grâce à un fil invisible tissé par les rencontres qui jalonneront leur parcours. Alors on se prend à espérer que ce périple parfois labyrinthique les conduise aux retrouvailles et leur permette de faire enfin résonner à l’unisson leur note bleue.
Avec America Blues, Vincent Virgine semble nous convier à un voyage mélancolique, à une ballade jazzy cool rythmée par les standards du genre. Sans doute. Mais à travers les situations auxquelles sont confrontés ses personnages, tous écorchés vifs, il dépeint aussi et surtout, dans un style éblouissant, la violence d’une société impitoyable avec les plus fragiles, dans laquelle on se demande si la vie sépare vraiment toujours ceux qui s’aiment. »

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